L’année des « Bâtisseurs » aura été riche en évènements pour notre ville qui a célébré les 800 ans de sa Cathédrale habillée de mille lumières et inauguré son tramway (1.200.000€ pour l’araignée…). Mais 2011 fut également marquée par la crise financière internationale qui ne manque pas de toucher notre bassin d’emploi.
Après l’année des « Bâtisseurs » et la fin des grands chantiers lancés par la précédente municipalité (tramway, A4 bis, CHU, ANRU…), il est urgent que la Maire-présidente de Reims Métropole agisse :
- BA 112 : après 3 ans de réflexion, nous attendons – toujours - qu’A Hazan présente son projet de reconversion du site.
- RIVE DE VESLE (actuel garage Renault) : alors que le projet se chiffrerait autour de 150M€, nous re(re)demandons qu’A Hazan indique si la Ville assumera ou non les frais de dépollution du site, les conséquences en matière de flux routier dues à la construction d’une bretelle de l’A4, les conséquences économiques pour les commerçants du centre-ville…
- INTERCOMMUNALITE : alors que Reims Métropole doit intégrer 10 nouvelles communes, nous re(re)demandons qu’A Hazan nous présente les conséquences en matière fiscale (TEOM, versement transport…).
- RELATIONS AVEC LES FORCES VIVES : de conseils municipaux en conseils communautaires, nous ne comptons plus les attaques de la majorité à l’endroit des journalistes, des responsables des corps constitués, des présidents d’association… et pendant ce temps le climat social au sein des services se dégrade : depuis 4 ans, les grèves se multiplient… du jamais vu dans de telles proportions ! A Hazan doit garantir le retour d’un climat de confiance et respect.
- REIMS 2020 : malgré 5M€ dépensés en frais d’études et de communication, soit 5 points de fiscalités, nous attendons – toujours et encore - qu’A Hazan présente – enfin – le calendrier et le coût des opérations.
Et cette liste n’est malheureusement pas exhaustive… Le 23 janvier 2011, date du prochain Conseil municipal, nous interpellerons à nouveau les élus PS-PC-Verts afin d’obtenir des réponses concrètes que nous attendons comme l’ensemble des Rémois.
En ce début d’année, nous souhaitons à chacun une année 2012 la plus agréable possible et nous vous assurons de notre détermination à défendre l’intérêt général.
Jean Marie BEAUPUY, Johanna TOUZEL, Franck NOEL, Jocelyne LHOTEL
Groupe indépendant et démocrate
CONCLUSION : De l’impérieuse nécessité de financer les dépenses futures
Depuis plus de trois décennies, le Parlement vote un budget en déséquilibre et ce, malgré l’adoption de l’euro qui oblige Bercy à proposer un déficit inférieur à 3% et une dette plafonnée à 60% du PIB. Soumis aux pressions de Bruxelles et des agences de notation, le Gouvernement doit émettre un plan d’économies d’au-moins 20Mds€/an afin de respecter le pacte de stabilité monétaire. A défaut, la France perdra son triple « A » et devra emprunter à des taux plus élevés pour financer ses investissements, ses services publics, nos prestations sociales, etc.
Comme l’a déclaré le Premier ministre lors de la présentation du plan de rigueur en août dernier : « Le seuil de tolérance à l’endettement est désormais dépassé »[1]. Oui, la situation oblige à ce que chacun participe à l’effort collectif car il n’est pas possible de baisser les dépenses sans augmenter la pression fiscale (les niches étant juridiquement considérées comme des dépenses), comme il est impossible d’augmenter les impôts sans impacter le pouvoir d’achat des ménages et la compétitivité des entreprises[2].
Après 3 décennies de dérives budgétaires, chacun peut s’interroger quant au degré d’irresponsabilité des politiques lorsque les uns refusent la « règle d’or » tandis que les autres la défendent après avoir outrepassé le cadre du pacte de stabilité monétaire européen. Oui, notre modèle de développement économique et social est en crise : seule la rupture avec « le toujours plus quand les finances obligent à moins » peut résoudre cette situation inextricable… Une situation qui nous empêche d’adopter la réforme de la dépendance, thème de notre prochaine conférence, afin que nos parents puissent vivre leurs dernières années en toute dignité, par faute de marges budgétaires.
En définitive, si la France demeure une grande puissance, elle ne saurait se passer des Restos du Cœur et d’un big bang fiscal !
[1] Mais ce plan d’économies dont « 83% de l’effort porte sur les détenteurs de patrimoine, les grandes entreprises et les ménages aux revenus très élevés » soulève les criques : le PS dénonce le « cynisme » du gouvernement quand les Verts déplorent des mesures « cosmétiques » Véronique LE BILLON : « Déficit : le gouvernement concentre l’effort budgétaire sur les impôts », Les Echos du 25/08/2011
[2] Idem.
SECTION 4 : Les économies engendrées par le plan de rigueur de novembre 2011
Le deuxième plan de rigueur présenté par le Premier ministre propose[1] :
- Augmenter la TVA au taux réduit de 5.5 à 7% à l’exception des produits et services de première nécessité tels que l’alimentation, les abonnements au gaz et à l’électricité (1.8Mds€)
- Accélération de la réforme des retraites : l’âge légal de fin d’activité sera porté à 62 ans en 2017 et non en 2018 (100M€ puis 1.6Mds€/an dès 2016)
- Hausse déguisée de l’impôt sur le revenu en gelant le barème d’impôt sur le revenu qui dépendait de l’inflation. De fait, de nombreux ménages sauteront une tranche d’imposition (1.7Mds€)
- Hausse du prélèvement forfaitaire libératoire pesant sur les dividendes et les intérêts du capital comme les contrats d’assurance vie de 19 à 24% (600M€)
- Nouveau coût de rabot des niches fiscales : réforme du dispositif Scellier, réduction de 20% du crédit d’impôt développement durable (1Mds€ en 2013, puis 2.6Mds€ dès 2016)
- Moindre revalorisation des prestations sociales à 1% contre une inflation estimée à 1.7% (400M€)
- Majoration de 5% de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réalisent plus de 250M€ de chiffre d’affaire (1.1Mds€)
- Réduction du train vie de l’Etat (500M€ puis 1Mds€ dès 2013)
- Plafonnement des dépenses de santé (700M€).
CONCLUSION : De l’impérieuse nécessité de financer les dépenses futures
SECTION 3 : Les économies engendrées par le plan de rigueur d’août 2011
Le plan de rigueur présenté par le Premier ministre propose[1] :
- Limiter le report des déficits pour les entreprises en s’inspirant du modèle fiscal allemand (1.5Mds€)
- Taxer les bénéfices des entreprises d’Outre-mer sur l’ensemble des bénéfices et non plus à hauteur des deux tiers (100M€)
- Augmenter le forfait social qui pèse épargne salariale de 6 à 8% (410M€)
- Rapprocher le taux de cotisations patronales réservés à l’industrie énergétique sur celui du régime général (210M€)
- Baisse de l’abattement des frais professionnels de 3 à 2% (550M€)
- Suppression de l’avantage fiscal pour les mutuelles complémentaires (1.1Mds€)
- Taxation des très hauts revenus dépassant 500.000€ l’an à hauteur de 3% (200M€)
- Hausse de 6% du prix des cigarettes en octobre 2011 puis en 2012 (600M€)
- Hausse de 0.90€ par litre pour les alcools de plus de 40 degrés (340M€)
- Taxe sur les sodas sucrés (120M€)
- Hausse des prélèvements sociaux de 12.3 à 13.5% du fait de la suppression de l’abattement de 10% l’an sur les résidences secondaires en cas de revente et de l’accroissement des prélèvements sur les revenus du patrimoine : dividendes, revenus locatifs, produits des assurances vies… (3.5Mds€)
- Augmentation des charges patronales pesant sur les heures supplémentaires (600M€).
- Après que les professionnels des parcs d’attractions aient refusé de subir une hausse de la TVA de 5.5 à 19.6% (100M€), l’Assemblée nationale a adopté une taxe de 2% pesant sur les nuitées dans les hôtels de luxe (90M€). Mais finalement, le Gouvernement n’appliquera pas cette taxe[2].
De fait le Gouvernement a décidé de créer un jour de carence dans le public et un 4e dans le privé pour l’indemnisation des arrêts maladies. Cette troisième mesure, si elle est appliquée, le Sénat s’est prononcé contre, permettra de réaliser non seulement une économie de 200M€ mais également de réduire l’absentéisme dans la fonction publique[3].
SECTION 4 : Les économies engendrées par le plan de rigueur de novembre 2011
23/01 18h30: Conseil municipal (H de Ville - Entrée libre)
26/01 20h00: "L'euro, la dette et la crise" par Paul Gauzès et Gérard Marie Henry (Salle Goulin)
28/01 14h00: Forum de Jeunes MoDem (MVA)
30/01 19h00: Conseil de quartier Laon-Zola-Neufchâtel-Orgeval (Salle Goulin)
01/02 20h00: Rencontre avec l'ass "Reims Convergences" (MVA)
02/02 14h30: Conseil municipal des enfants (H de Ville)
20/02 18h30 Conseil communautaire
19/03 18h30: Conseil municipal
22 avril 2012: 1er tour de l'élection présidentielle
6 mai: 2e tour de l'élection présidentielle
10 juin: 1er tour des élections législatives
17 juin: 2e tour des élections législatives
Derniers Commentaires